Cas client · 20 mai 2026
Reporter une vente chez le notaire
pour protéger ses clients.
Trois mois d'attente. Mes clients, Johan et Yuliia, prêts à signer leur appartement. Et le matin de la signature, tout s'effondre.
« J'aurais pu signer quand même. J'ai dit non. »
Ce matin-là, j'ai dû choisir entre ma commission et leur protection. Voici pourquoi je ne regrette rien.
Le matin où tout s'effondre
Vendeurs en instance de séparation. Monsieur à l'étranger, sans procuration. Le registre foncier qui refuse la vente. Trois obstacles, le même jour, à quelques heures de la signature.
J'avais le partenaire financier derrière. Les taux à bloquer. La commission à portée de main. Sur le papier, j'avais toutes les raisons de signer.
Pourquoi j'ai dit non
Parce qu'une vente qui s'effondre après la signature, ce n'est pas un détail administratif. Pour Johan et Yuliia, c'était plus de 20'000 CHF de pénalités.
Alors on a repoussé. On est revenus une autre fois, dans de bonnes conditions. Et on a bien fait.
Bien s'entourer change tout
Je ne peux pas raconter cette histoire sans parler de Kevin Lamidi, le courtier sur ce dossier. Coordonner un vendeur et un acheteur dans une situation pareille demande un sang-froid et un professionnalisme rares. Il a fait un travail exceptionnel.
Cette signature chez le notaire, on va s'en souvenir un moment.
Ce que ce cas illustre
Aujourd'hui, on ne s'est pas revus pour un dossier. On s'est revus pour boire un verre, parler d'autre chose, de tout sauf de financement.
Quand vous faites passer votre client avant votre chiffre, et quand vous vous entourez des bonnes personnes, vous ne perdez pas un client. Vous gagnez une relation qui dure bien après la signature. Le chiffre d'affaires, c'est une conséquence. Jamais une boussole.